Conférence des Nations unies sur la biodiversité
COP15

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Conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP15)

Le Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal a été signé lors de la COP 15 à Montréal en décembre 2022. Ce document reconnaît les droits de la Nature en tant que mécanisme de soutien à la mise en œuvre des stratégies nationales en matière de biodiversité.

Plus précisément, la section C, qui expose les considérations relatives à la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal, souligne les rôles et contributions importants des peuples autochtones et des communautés locales en tant que gardiens de la biodiversité et partenaires de sa conservation, de sa restauration et de son utilisation durable.

En outre, le cadre mondial reconnaît l’existence de divers systèmes de valeurs et prend en considération dans son langage, le terme Mère-Terre. À cet égard, le texte reconnaît et considère les droits de la Nature et les droits de la Terre-Mère comme faisant partie intégrante de la mise en œuvre du cadre.

Dans le même ordre d’idées, l’objectif 19 (f) du cadre mondial pour la biodiversité se lit comme suit

« (f) Renforcer le rôle des actions collectives, y compris celles des peuples autochtones et des communautés locales, des actions centrées sur la Terre nourricière et des approches non fondées sur le marché, y compris la gestion communautaire des ressources naturelles et la coopération et la solidarité de la société civile, en vue de la conservation de la biodiversité. »

Nous devons savoir que les actions centrées sur la Terre nourricière ont été décrites comme suit dans le texte :

« Approche écocentrique et fondée sur les droits permettant la mise en œuvre d’actions visant à établir des relations harmonieuses et complémentaires entre les peuples et la nature, à promouvoir la continuité de tous les êtres vivants et de leurs communautés et à garantir la non-commercialisation des fonctions environnementales de la Terre nourricière ».

Le langage utilisé dans le document, y compris le terme « Terre Mère », ou « Terre-Nourricière » dans divers contextes, reconnaît simultanément la valeur intrinsèque de la Nature. En effet, de nombreuses épistémologies autochtones postulent que la Nature doit être conceptualisée comme un ancêtre doté d’un pouvoir d’action. Par conséquent, d’un point de vue épistémologique, il incombe à l’humanité en tant que collectivité d’assurer une gestion responsable de la planète.

En conclusion, ce texte préconise une approche globale qui engage l’ensemble du gouvernement et de la société. Cela signifie que, outre la nécessité d’une volonté politique, d’une action et d’une coopération à tous les niveaux du gouvernement, il est également nécessaire d’impliquer et de faire collaborer tous les acteurs de la société.